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Honduras prise 2De retour au Honduras!
Je suis de retour au Honduras depuis plus d’une semaine. Les journées sont bien remplies et riches en découvertes. La vie de groupe est aussi très agréable et colorée. Je profite d’une journée de grève à Tegucigalpa, qui empêche la tenue des activités que nous avions prévues, pour vous faire un résumé de ma première semaine au Honduras.
J’ai rencontré Julie, l’accompagnatrice d’un groupe Québec sans frontières qui va faire un stage avec Mer et Monde, à l’aéroport de Miami. Depuis ce temps, cette fille vivante et très drôle est ma partenaire dans la découverte de Tegucigalpa et de la culture hondurienne. Nous avons de très bonnes discussions et échangeons beaucoup sur ce que nous vivons. En discutant avec elle dans l’avion, je réalise que nous avons la même vision de ce séjour au Honduras, soit de vivre une expérience de groupe intense et d’apprendre d’une culture toute autre. Je suis donc arrivée au Honduras heureuse et énergisée, étonnamment, malgré ces dernières semaines bousculantes à Montréal.
Mon arrivée à la maison Mer et Monde fut toutefois plus difficile que ce que je m’étais imaginée. Je trouvais la communication avec l’équipe difficile. De plus, plusieurs stagiaires étaient malades, semblaient déprimées et déçues de leur expérience. Leur discours négatif commençait à miner mon moral. Pour me changer les idées, je suis allée rejoindre certains stagiaires qui se trouvaient dans la cuisine. Plusieurs d’entre eux étaient en train d’écouter la télévision… en français. Moi qui souhaitait une vie de groupe intense et être dépaysée, je me sentais plutôt seule quoique entourée de plus d’une quinzaine de personnes. Pour changer d’air et parler un peu espagnol, je me suis rendue dans une des pulperias (dépanneurs) d’El Hatillo. Nous avons échangé quelques mots et j’ai rapidement fait demi-tour à la vue de ces produits de multinationales (absolument rien de local) qui ne présentaient pour moi aucun intérêt. Je me suis donc couchée tôt cette première nuit, me disant que trois mois, c’est parfois long. Toutefois, cette baisse de motivation dura peu de temps. Le lendemain, j’avais un nouveau regard sur la situation, la présence de Julie aidant. Cette semaine a été des plus stimulantes et une réunion avec l’équipe dimanche dernier a permis de clarifier mon rôle. Je vis aussi de beaux moments à la maison de Mer et Monde avec les stagiaires que j’ai appris à connaître et que j’apprécie. Ce groupe présentera d’ailleurs une exposition de photos sur leur projet au Honduras avec les jeunes des marchés à la maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce à leur retour, chouette coïncidence. Depuis l’arrivée d’un nouveau groupe samedi, la maison Mer et Monde est composée d’une vingtaine de stagiaires, de deux coordonnateurs, de cinq employés, des mères adolescentes et leurs bébés, d’éducatrices et de visiteurs d’un jour. Il y a beaucoup de vie, pour mon grand plaisir.
Puisque le premier groupe dont j’ai la responsabilité arrive le 25 mai, ces premières semaines sont consacrées à la connaissance du terrain, des partenaires de Mer et Monde et à l’apprentissage de l’espagnol. Je profite grandement de mes journées : visite au marché avec les cuisinières de Mer et Monde, inscription à des cours de danses latines, soirée théâtre au Théâtre national. J’ai fait de belles rencontres aussi dont celle d’Amelie Daigle (ancienne formatrice à Mer et Monde), des mères adolescentes d’El Hatillo, des employés de Mer et Monde et j’en passe. Ces montagnes qui entourent la ville, ces 35 degrés, ce soleil, les rues colorées de Tegucigalpa ne me laissent pas indifférente non plus. Et cette vue impressionnante (que vous voyez au haut de ce blogue), quoique souvent obscurcie par le smog, dont je ne pourrai me lasser. Tegucigalpa est une ville magnifique, vivante.
Jusqu’à maintenant, je ne suis pas trop depaysée. La capitale est très americanisée, nous parlons souvent en français entre nous et la maison Mer et Monde est très confortable. Nous avons l’eau courante et l’électricite la majorité du temps, de grandes chambres, beaucoup d’espace. La vie en village est une expérience bien différente. Nous sommes allés à Langue deux jours après mon arrivée, un village près de la côte Pacifique où Julie effectuera son stage, pour y visiter des familles et le centre de santé. Ce fut un voyage de 7 heures où j ai pu constater la beauté du paysage (le Honduras est le pays le plus montagneux d’Amérique centrale). Je fus pour la première fois plongée à 100 % dans l’espagnol et la culture hondurienne et j’en ai ressenti un léger inconfort. Le rythme de vie est bien différent qu’à Tegucigalpa. La fille de ville que je suis trouva au premier abord qu’il n’y avait pas grand chose à faire dans ce village. Et pourtant, être avec les gens, échanger avec eux, faire partie de leur quotidien, en apprendre sur l’autre et sur soi, voilà ce qu’il y a à « faire » à Langue. Un changement dans ma façon de me représenter la vie en village s’opère. Malgré la présence, dans quelques maisons, d’ordinateurs super équipés, de mp3, de grands téléviseurs et de cellulaires en abondance, les installations sont rudimentaires, modestes et, parfois, tous les membres de la famille dorment ensemble – grands-parents, parents, enfants et, bientôt, stagiaires de Mer et Monde. La vie en famille dans les villages représente donc pour moi un défi et sera, je l’espère, riche en apprentissages humains. Reste quand même que, de retour à Tegucigalpa, je me suis sentie chez-moi, déjà.
Cette semaine est une fois de plus hautemement enrichissante. J’accompagne le groupe de Julie dans leur semaine de formation. Au menu : Charlas (discussions, formation) avec des medecins, nutritionnistes, professeurs d’espagnol, atelier sur la situation socio-politique au Honduras, visite d’hôpitaux et de centres de santé et une visite guidée au magnifique musée de l’identité nationale. Au milieu de toutes ces activités, j’ai réussi à terminer le dernier travail de ma session que j’envoie par courriel aujourd’hui. Belle finale d’une année des plus étranges.
Vue sur la ville
La photo que vous voyez au haut de ce blogue, c’est bel et bien une vue de Tegucigalpa, capitale du Honduras. Elle a été prise du El Picacho (énorme statue du Christ en montagne). C’est dans cette ville que j’habiterai et travaillerai principalement. C’est cette vue que je verrai tous les jours lorsque je quitterai la maison de Mer et Monde (à El Hatillo, une banlieue en montagne) pour me rendre en ville.
Crédit : Matthew Hogg sur Flickr
Mon premier blogue!
Ce blogue me permettra de donner des nouvelles à ma famille et à mes ami(e)s lorsque je serai au Honduras. Là-bas, je guiderai des groupes du secondaire et du cégep dans leurs stages d’initiation à la coopération internationale avec l’ONG canadienne Mer et Monde et dans leurs rencontres avec la culture hondurienne. Je resterai principalement dans la capitale, Tegucigalpa, mais je m’aventurerai à l’occasion dans des villages tels Ojojona et Pueblo Nuevo, dans le département de Francisco Morazan, et à Amapala sur la côte Pacifique (voir une carte et des infos sur le Honduras sur le lien Mar y Mundo). Je m’envole le 5 mai et serai de retour à Montréal le 5 août. Durant tout ce temps, DONNEZ-MOI DE VOS NOUVELLES!









